Le Genevois du 1er avril 2011
A découvrir dans ce numéro:
- Editorial: Logement: pragmatisme radical contre les blocages de la gauche municipale!
- Politique cantonale: Une nouvelle structure pour favoriser le maintien à domicile; La gauche attaque vainement les forfaits fiscaux genevois; Suppression du droit des pauvres: joli succès radical
- Elections administratives: par amour de nos communes (les candidats)!
- Divers: Vers la fin des primes excessives imposées aux citoyens par les assureurs-maladie?; Un changement de majorité très attend
- Energie: Fukushima: rien ne sera plus comme avant
- PLR Suisse: Assemblée générale des Femmes PLR Suisse à Saint-Gall; Et si le peuple avait élu le Conseil fédéral en 2010?
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Garder le cap
Patrick Malek-Asghar, Président
La cohue devant le Service des votations et élections le lundi 21 mars pour le dépôt des listes aux administratives a parfaitement illustré l’ambiance électrique des jours précédents et les nombreuses tractations qui ont eu lieu. De mémoire, jamais autant de listes n’ont été déposées au dernier moment et de listes de traverses imaginées. Les résultats des municipales, avec l’entrée du MCG dans plusieurs hémicycles, même si celle-ci avait été largement anticipée, ont créé des situations triangulaires, très difficiles à gérer lors d’élections majoritaires. Les partis de l’Entente ont ainsi été soumis à de rudes pres- sions, leur degré de résistance ayant été très variable en fonction des circonstances locales et des personnali- tés qui les y représentent.
Alors que les idées les plus diverses fusaient, le Parti radical a clairement indiqué deux choses: son attachement à l’Entente genevoise et sa volonté de poursuivre le processus de fusion avec le Parti libéral.
Le partage de valeurs entre les trois partis actuels de l’Entente est une réalité et, à quelques notables exceptions près, la collaboration fonctionne bien au niveau communal. L’Entente a également conduit avec succès sa représentation actuelle au Conseil d’Etat, et elle peut jouer un rôle significatif lors des élections fédérales. Même si elle remonte à près de 80 ans, elle reste donc parfaitement d’actualité. Au niveau cantonal, les relations ont été globalement harmonieuses au cours de l’année écoulée. La remise en cause d’une telle alliance ne saurait donc se faire dans l’urgence et dans la fébrilité électorale, souvent très mauvaise conseillère.
Sur ce point, le Parti radical n’a été que partiellement suivi et il n’y a pas autant de listes d’Entente que cela aurait été possible. Les situations de Plan-les-Ouates et de Veyrier sont particulièrement regrettables. En revanche, je n’ai pas connaissance d’un cas où, au dépôt des listes, le Parti radical aurait failli à ses engagements envers l’Entente, étant rappelé qu’il s’est distancé avec vigueur des positions de son association de Vernier.
La décision de la candidate PLR en ville de Genève, avec l’autorisation du Parti Libéral, d’accepter de figurer aussi sur une autre liste que celles de l’Entente n’est naturellement pas sans conséquences sur l’ambiance de la campagne en ville. Pierre Maudet, l’excellent magistrat PLR sortant, s’en trouve fragilisé et le PLR avec lui, compte tenu de l’enjeu majeur que constitue sa réélection. Même si nous pouvons être confiants dans sa capacité de rassembler largement, ce qu’il a démontré en ayant le meilleur score des magistrats sortants, la partie n’est, et de loin, pas gagnée. Il y lieu d’être inquiet et mobilisé.
«L’autre» liste en question étant celle de l’UDC, dont le PLR Suisse a rappelé qu’il ne fallait pas attendre de bonnes choses, un débat sur les valeurs que nous partageons au sein du futur PLR Genève s’est immanquablement engagé, alors que la fusion cantonale se rapproche et qu’il faut clarifier la situation avant les élections fédérales.
S’il y a un domaine où le débat ne doit pas être tabou mais nécessaire, c’est bien celui de la politique.
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| Le Genevois du 1er avril 2011 | 2.69 Mo |


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