Votation populaire du 28 novembre
Genève: plébiscite pour l’accueil continu des élèves et rejet des horaires étendus des commerces
Les partis radical et libéral genevois ont enregistré un succès avec l’acceptation à plus de 80% du principe de l’accueil continu des élèves. Lancée par les Radicaux et notamment par le Conseiller national Hugues Hiltpold sous la forme d’une initiative en 2007, l’idée a été légèrement modifiée par le Grand Conseil à travers un contreprojet qui en reprend l’essentiel. La voie est donc maintenant ouverte pour la préparation d’une loi d’application.
Le soutien indiscutable du peuple devrait permettre d’avancer vite et d’offrir ce service à tous les parents qui le souhaitent afin d’éviter que nos enfants ne trainent dans les rues après l’école. Le projet prévoit aussi la possibilité d’organiser des devoirs surveillés et l’implication coordonnée des clubs et associations sportives et culturelles.
A Genève, les citoyens ont malheureusement décidé de refuser au commerce genevois les moyens de se battre à armes égales avec ses concurrents du canton de Vaud et de France voisine. Les employeurs du commerce de détail s’étaient pourtant fermement engagés à ce que le personnel de vente ne travaille qu’une fois par semaine jusqu’à 20h au maximum. La campagne alarmiste des syndicats a visiblement fait croire à la population que les conditions de travail des employés du secteur seraient dégradées alors que Genève bénéficie d’une convention collective parmi les plus progressiste de Suisse. Il reviendra aux syndicats de faire des propositions afin qu’une partie des Genevois ne soit pas réduits à se rendre hors du canton pour faire leurs courses ou à recourir aux dépanneurs ou aux shops.
Les Genevois ont massivement accepté deux objets portant sur la loi d’application du code civil suisse et la loi organisant la commission de conciliation en matière de baux et loyers soutenus par les deux partis.
Objets fédéraux: La Suisse suit l’UDC sur la voie d’une initiative inapplicable mais préserve l’autonomie fiscale des cantons
Les partis radical et libéral genevois constatent que nos concitoyens ont exprimé leur volonté d’agir face aux crimes et délits commis par une minorité de la population étrangère résidant en Suisse. Il est regrettable qu’ils aient majoritairement choisi une solution inefficace, sans nuance et incompatible avec les engagements internationaux de la Suisse. Face à un contreprojet ferme mais nuancé proposé par le PLR.Les Libéraux-Radicaux, le PS a fait le choix de la politique du pire et s’est drapé dans de grands principes qui ne tiennent pas compte des réalités vécues par nos concitoyens. Comme sur de nombreux sujets fédéraux, ils sont les alliés objectifs de l’UDC et favorisent les pires dérives qu’ils prétendent combattre.
Le pays sera maintenant confronté à de nouvelles difficultés sans qu’aucune solution ne soit apportée au vrais problèmes. Le PLR.Les Libéraux-Radicaux s’est battu au plan fédéral pour une révision du régime des jours-amende. A Genève, les Radicaux réclamé que les autorités recourent plus souvent à la détention administrative pour les multirécidivistes violents et sans papiers qui pourrissent la vie des citoyens. A noter que pendant son passage au Conseil fédéral, Christophe Blocher n’a pas négocié d’accord de réadmission avec les Etats d’origine de nombreux étrangers en attente d’expulsion. La conclusion de tels accords est bien plus utile que les initiatives inapplicables pour résoudre les problèmes de sécurité que connaissent certaines régions de notre pays.
Les partis libéraux et radicaux genevois se réjouissent du rejet de l’initiative fiscale qui aurait porté un coup sérieux à l’autonomie des cantons en la matière. C’est grâce à cette autonomie que l’Entente a fait adopter à Genève une importante réduction de l’imposition des personnes physiques en 2009 (LIPP), une mesure cantonale qui n’aurait pas été possible si les taux d’impositions devait être fixés au plan fédéral.


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