Un Etat laïc : garant de la paix religieuse et des libertés individuelles
Genève a besoin d’un Etat qui reste neutre vis à vis des religions et garantit à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire. Ce principe doit être fermement ancré dans la Constitution genevoise, ce qui n’est actuellement pas le cas. La laicité est la seule organisation véritablement républicaine et durable qui réponde aux mutations d’un monde de plus en plus mobile et multiconfessionnel.
Attaquée par l’initiative anti-minarets sur laquelle nous voterons le 29 novembre prochain, la paix religieuse est menacée. L’édification de minarets, déjà réglée par le droit de la construction, ne pose actuellement pas de problème en Suisse. Le vrai problème réside dans les tensions créées par une attaque contre une religion en particulier, dont une grande majorité des représentants en Suisse ne se considèrent pas comme pratiquants. Si le fondamentalisme a tué, il faut se souvenir que c’est la tragédie de l’Ordre du Temple Solaire qui a fait 48 victimes en octobre 1994 puis 16 autres en France un an et demi plus tard.
Le groupe radical à la Constituante a proposé un article qui fixe les grands principes d’un Etat laïc qui offre aux commautés religieuses un cadre à leurs activités et garantit la liberté des citoyens de croire ou de ne pas croire. Equilibré, ce cadre établit la transparence, notamment dans le domaine du financement. Il prévoit aussi que toute organisation religieuse pésente sur le territoire genevois doit reconnaître explicitement la primauté de l’ordre juridique genevois et suisse.
Murat Alder, constituant : 076 572 15 49
Rolin Wavre, secrétaire général: 079 653 37 78


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